• hélène duquesnay

« C'est décidé, cette année j'arrête de… »


(« - Oh non… On va vraiment parler des résolutions de la nouvelle année, là ? Celles qu'évidemment on ne tiendra pas plus de 47 secondes, et on le sait dès la première ? - Mais ouiii, Martine, on en parle : une occasion de jouer avec des idées, alors on fonce ! »)


Avez-vous déjà remarqué comme souvent le cerveau s'emmêle maladroitement les pinceaux avec les tournures négatives ? Tenez, faites le test : Surtout ne pensez pas à vos doigts de pieds ! Non non, on n'y pense pas j'ai dit !

Oups, raté, on dirait ! Bon, je vous ai pris par surprise, vous n'étiez pas prêt ? Ok, alors concentrez-vous, prenez tout le temps dont vous avez besoin et dès que vous le sentez bien... Arrêtez de penser à cette baguette fraiche, celle qui croustille sous la dent, celle dont l'odeur chatouille vos narines... Allez, arrêtez d'y penser ! Hihi, compliqué n'est-ce pas ? Agaçant, même !


En réalité, il ne faut pas trop en vouloir à votre cerveau, ce n'est pas de sa faute, il a été conçu comme ça : tous nos choix, toutes nos décisions, même les plus minimes, s'appuient sur une "intention dirigée vers" quelque chose.


Ainsi, on peut constater comme l'intention « j'ai soif » déclenche tous les mécanismes internes qui vont aboutir à l'absorption d'un liquide, l'intention « je suis fatigué » déclenche tous les mécanismes qui tendent à aboutir vers le repos du corps, ou même, de manière plus complexe, l'intention « j'aime les gens qui me font rire» déclenche tous les mécanismes qui permettent de faire un « tri » afin d'être entouré de proches « qui nous font rire ».


C'est ainsi que fonctionne notre cerveau : tendre vers un but, une idée, c'est ce qui lui permet de faire des choix, tout au long de nos journées, et de nos vies.

Dès que l'on émet une intention, aussi imperceptible soit-elle, alors le cerveau la met en place instantanément.


Alors quid des tournures négatives là-dedans ? Ou bien de nos résistances ? Et bien le cerveau ne sait pas trop quoi en faire, tout simplement. C'est un peu comme si on mettait devant le nez d'un gamin un plat rempli de bonbons et qu'on lui disait : « Non non ! Interdit ! » ! Il nous regarderait avec de grands yeux, l'air de dire : « Vous êtes gentils, mais si les bonbons sont interdits, alors ne me les mettez pas sous le nez, sinon évidemment je ne pense qu'à ça ! ».

C'est exactement la même chose avec notre fonctionnement cérébral. On dit à notre cerveau : « tu vois mes doigts de pied ? » (« oui oui, c'est bon, je les vois bien ! ») « et bien ne les regarde plus ! ». Ou bien : « Tu vois la baguette fraiche, là ? Son odeur alléchante, son goût délicieux ? » (« Mmmh, quelle merveille ! ») « Stoop ! N'y pense plus !»… Et lui, il se dit : « Un peu débile, ce jeu : s'il faut que mon attention se focalise sur autre chose, et bien... que l'on dirige mon attention vers autre chose ! »


Et si, pour cette nouvelle année, on s'amusait avec cette idée-là ?

Au lieu de « cette année je veux perdre du poids », on donne comme intention à notre cerveau « cette année, je prends du plaisir à découvrir comment cuisiner différemment et facilement les légumes ». Ou encore, à la place de « cette année, j'arrête de fumer pour la douzième fois », je donne à mon cerveau l'envie de : « Je te fais confiance et te laisse me guider vers cette nouvelle liberté ! ».

On pousse un peu plus loin le jeu ? Voyons voir… Remplacer les reproches que l'on fait aux autres ( = une tournure négative pour exprimer, en réalité, ce que l'on désire vraiment) par un souhait exprimé clairement et sereinement ?


Allez, à votre tour : quelles envies pour cette nouvelle année ? Lancez une intention à votre cerveau, et... voyez ce qu'il se passe 😋

Amusez-vous bien !

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